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le conseil municipal de Tozeur fête le journée national du propreté : 11 juin 2010
La commune de Tozeur fête son 120eme anniversaire :
dans ce cadre : la commune de Tozeur à publier un magazine qui raconte l'histoire de la ville depuis la création de la mairie jusqu'au nos jours


Devant un parterre de présents, M. Raouf El Basti, a donné hier à Tozeur le coup d'envoi du 100e anniversaire de la naissance de Abou Al Kacem Chabbi.
Abbou el Kacem Chebbi
Le poète est né en février 1909 à Tozeur (sud est tunisien). Son père qui était
juge n'a résidé que peu de temps dans le Jérid. Ce qui a fait que son fils a pu
ainsi le suivre dans tous ses déplacements à travers tout le territoire
tunisien. Ainsi, dès son jeune âge il a pu connaître toutes les régions de son
pays et s'identifier à son peuple.
A onze ans, il est inscrit à la Zitouna et en 1928, il obtient le diplôme du "
ATTATOUI " l'équivalent du bac.
Ensuite il poursuit des études supérieures à l'école Supérieure de Droit et
obtient en 1930 le diplôme de Droit. Le 1er février 1929 il donna sa fameuse
conférence qu'il éditera plus tard : "L'imagination poétique chez les arabes "
(Tunis 1929).
En 1955, son recueil de poèmes sélectionné par lui-même " Hymnes à la vie " a
été édité pour la première fois par une maison d'édition égyptienne.
Cette édition a été suivie par d'autres dont celles de la M.T.E. édition qui
comporte des poèmes inédits et fait partie d'un ensemble de plusieurs volumes
comportant toute l'oeuvre écrite de Chabbi (essai littéraire conférence, journal
et correspondance).
Le poète Chebbi mourut le 9 octobre 1934 à l'hôpital Habib Thameur à Tunis après
une longue maladie.
Poète de la liberté, Chebbi de son vécu a tant appelé à la révolte contre les
forces de l’inertie et à la rébellion contre le bellicisme sans fard d’un
occupant sans foi, il est considéré comme l’un des meilleurs poètes arabophones
du temps moderne. Le 1er février 1929, à la Khaldounia, Chebbi tient une
conférence retentissante de deux heures sur le thème de l'imagination poétique
chez les Arabes dans laquelle le jeune homme de 20 ans, surprend par
l'originalité de ses idées et l'audace de ses jugements :
« Les poètes arabes n'ont jamais exprimé de sentiments profonds car ils ne
considéraient pas la nature avec un sentiment vivant et méditatif, comme quelque
chose de sublime, mais plutôt comme on regarde d'un œil satisfait un vêtement
bien tissé et coloré ou un beau tapis, rien de plus. »
Il écrit un total de 132 poèmes et publie des articles dans différentes revues.
Mais il ne parviendra pas, malgré deux tentatives, à faire éditer son diwan,
recueil de poèmes qu'il a sélectionnés, et qui ne sera publié qu'en 1955 (plus
de 20 ans après sa mort), après qu'un critique littéraire venu d'Égypte, Omar
Faroukh, mit en lumière son génie poétique et son talent. La reconnaissance du
génie de Chebbi est pourtant marquante bien que tardive deux vers de Chebbi,
issus de son plus fameux poème La volonté de vivre, sont intégrés à la fin de
l'hymne national tunisien, Humat Al-Hima, dont celui-ci :
« Lorsqu'un
peuple veut la vie, force est au destin de répondre. »